
16 février 2026
Avec l’âge, le système respiratoire devient plus vulnérable. Gaz irritants, particules fines, air intérieur confiné… La pollution de l’air représente une menace silencieuse pour la santé des seniors, en particulier ceux atteints de pathologies chroniques. Pourtant, il est possible d’adopter quelques gestes simples pour se protéger efficacement.
Un air plus pollué, des poumons plus vulnérables
Pourquoi les seniors sont plus sensibles aux particules fines et aux gaz irritants
Avec l'âge, les poumons deviennent naturellement moins performants : ils perdent en souplesse, le réflexe de toux est moins efficace, et les muqueuses s'assèchent. Cela rend les personnes âgées plus vulnérables à la pollution de l'air. Les particules fines et les gaz irritants peuvent s'infiltrer plus facilement dans les voies respiratoires et provoquer une gêne accrue.
Les effets cumulés de la pollution au fil des années
Les effets de la pollution ne sont pas uniquement liés à l'exposition du moment. Chez les seniors, les décennies d’exposition (pollution urbaine, chauffage au bois, tabagisme passif…) ont souvent laissé des traces. La pollution agit lentement mais sûrement, et peut avoir contribué à l'affaiblissement progressif du système respiratoire.
L’impact sur les maladies respiratoires existantes
Asthme, BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive), insuffisance respiratoire... Ces pathologies sont particulièrement sensibles aux pics de pollution. La moindre aggravation peut entraîner des hospitalisations ou des pertes d’autonomie.
La Mutuelle Mutaero a proposé à ses adhérents une Webconférence "Souffle et santé : comprendre et gérer la BPCO et l'asthme" animée par le Docteur Raspaud, pneumologue. Découvrez ci-après le replay
Reconnaître les signaux d’alerte
Les effets de la pollution ne sont pas toujours visibles immédiatement. Toutefois, certains symptômes peuvent révéler une gêne respiratoire liée à un air de mauvaise qualité, en particulier chez les personnes âgées. Il est essentiel de savoir les repérer pour agir rapidement.
- Toux ou irritation inhabituelle : survenue soudaine ou persistante, même en l'absence d'infection.
- Essoufflement à l’effort ou au repos : difficulté à reprendre son souffle lors d'une activité légère ou sans effort particulier.
- Sensation d’oppression thoracique ou fatigue accrue : impression de gêne dans la poitrine ou perte d’énergie inhabituelle sans cause apparente.
Ces signaux doivent être pris au sérieux, notamment s'ils apparaissent ou s'aggravent lors de journées où l’air semble plus lourd ou chargé.
Les réflexes simples à adopter chaque jour
Surveiller la qualité de l’air
La qualité de l’air varie selon les saisons, les conditions climatiques et la circulation automobile. Bien qu’elle ne soit pas toujours perceptible, certains indices peuvent signaler une pollution accrue : ciel brumeux, odeur inhabituelle, irritation des yeux ou de la gorge.
- Adapter ses sorties en fonction des conditions : éviter les déplacements en pleine journée lors des périodes chaudes et calmes sans vent.
- Réduire les temps d’exposition en extérieur si l’air semble lourd ou chargé.
- Éviter les zones très fréquentées ou proches de grands axes routiers aux heures de pointe.
Créer un environnement intérieur plus sain
L’air intérieur peut parfois être plus pollué que l’air extérieur. Pour préserver un environnement sain chez soi :
- Aérer son logement 10 minutes par jour, de préférence tôt le matin ou tard le soir.
- Éviter d’allumer des bougies, de l’encens, ou de fumer à l’intérieur.
- Nettoyer et entretenir régulièrement les filtres de ventilation, climatiseurs ou purificateurs d’air.
Protéger ses poumons à l’extérieur
- Privilégier les promenades dans les parcs ou rues peu passantes
- Porter un masque filtrant (de type FFP2) lors des grands pics de pollution
- Limiter les efforts physiques prolongés en extérieur lorsque l’air est très pollué
Renforcer naturellement son souffle
Un souffle bien entretenu favorise le confort au quotidien, en particulier lorsqu’on vieillit. Même sans entrer dans des pratiques complexes, certaines habitudes peuvent renforcer les capacités respiratoires et aider à mieux faire face aux effets de la pollution.
- Activité physique douce régulière : la marche, le vélo d’appartement ou la gymnastique légère favorisent la bonne oxygénation du corps et limitent l’essoufflement.
- Alimentation équilibrée et hydratation suffisante : privilégier les aliments riches en vitamines et antioxydants, boire de l’eau tout au long de la journée, contribue à la santé pulmonaire.
- Repos et rythme de vie régulier : un bon sommeil et des pauses dans la journée permettent au corps de mieux récupérer et respirer plus librement.
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, il existe des approches complémentaires basées sur des exercices spécifiques. ???? Découvrez à ce sujet l’article proposé par Mutaero sur les exercices de respiration pour les seniors : ICI
Quand consulter un professionnel
Face à la pollution ou à une gêne respiratoire persistante, il est important de ne pas rester seul. Certains signes ou situations justifient une prise de contact avec un professionnel de santé, que ce soit pour un bilan, un ajustement de traitement ou des conseils personnalisés.
- Suivi médical régulier : pour les personnes atteintes de maladies chroniques respiratoires comme l’asthme ou la BPCO, des consultations régulières permettent de surveiller l’évolution de la maladie, de prévenir les complications et d’ajuster les traitements si besoin.
- Aggravation des symptômes en période de pollution : si des signes comme la toux, l’essoufflement ou la fatigue s’intensifient pendant les pics de pollution, il peut être nécessaire d’adapter temporairement les traitements ou de renforcer les mesures de protection.
- Vaccinations et prévention : les personnes âgées sont plus exposées aux infections respiratoires. Il est recommandé de vérifier avec son médecin la mise à jour des vaccins, notamment contre la grippe saisonnière et le pneumocoque.
- Dépistage ou réévaluation de l’état pulmonaire : en cas de doute ou de symptômes persistants, un examen respiratoire peut permettre de détecter une pathologie ignorée ou mal contrôlée.
- Orientation vers des programmes spécialisés : en fonction du besoin, un professionnel pourra conseiller une rééducation respiratoire, des ateliers d’éducation thérapeutique, ou l’intervention d’un kinésithérapeute spécialisé.
Ne pas hésiter à consulter, même pour des symptômes légers : une prise en charge précoce permet souvent d’éviter l’aggravation de la situation.

En résumé – notre check-list “anti-pollution”
Pour une meilleure qualité de vie face à la pollution, il est utile de garder en tête quelques gestes simples et efficaces :
- Surveiller l’air chaque jour : être attentif aux conditions extérieures et à ses propres ressentis.
- Limiter l’exposition aux polluants : éviter les zones polluées et les efforts en extérieur aux mauvais moments.
- Préserver un intérieur sain : bien aérer, entretenir les équipements et limiter les sources de pollution domestique.
- Bouger et entretenir ses poumons : rester actif, bien s’alimenter et s’hydrater.
- Consulter si les symptômes persistent : ne pas hésiter à solliciter un avis médical en cas de gêne respiratoire.
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