L'édito

Chère adhérente, cher adhérent,
Notre système de santé traverse une période de profondes évolutions. Alors que les dépenses de santé progressent, de nouvelles mesures gouvernementales prévoient de transférer davantage de remboursements de l’Assurance Maladie vers les complémentaires santé.
À compter de l’automne, les mutuelles devraient ainsi prendre en charge une part plus importante de certaines dépenses, notamment les médicaments, les dispositifs médicaux, les transports sanitaires et les soins dentaires.
Ces décisions ne sont pas sans conséquence pour nos adhérents et notre Mutuelle.
Lorsqu’une dépense est transférée de l’Assurance Maladie vers les complémentaires, elle ne disparaît pas : elle change de financeur. Et lorsque les prestations augmentent, les cotisations sont nécessairement concernées.
Il faut le rappeler clairement : il n’existe pas d’argent « magique » dans les mutuelles. Les cotisations que vous versez servent avant tout à financer les remboursements de soins. Nous ne pouvons donc pas absorber durablement de nouvelles dépenses sans impact sur l’équilibre de nos contrats.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que les complémentaires santé sont déjà fortement taxées. La taxe de solidarité additionnelle (TSA) et les diverses contributions représentent aujourd’hui près de deux mois de vos cotisations (contrats responsables). Une fiscalité qui pèse directement sur le coût de votre complémentaire sans améliorer vos remboursements.
Je partage donc la position défendue par la Mutualité Française : une baisse de cette fiscalité permettrait d’absorber une partie des nouveaux transferts de charges et de limiter leur impact sur les cotisations. Cette question doit être pleinement posée lors des prochains débats budgétaires et des prochaines échéances électorales.
Car derrière ces choix, il y a une réalité très concrète : ce sont finalement les adhérents qui financent ces transferts. Leur impact est particulièrement sensible pour les retraités et les personnes ayant les besoins de santé les plus importants.
La position du Conseil d’administration de la Mutuelle Mutaero, comme celle de la Mutualité Française, n’est pas d’opposer les mutuelles à l’Assurance Maladie. Nous défendons un système de santé cohérent, solidaire et durable, dans lequel chacun joue son rôle et où les décisions de financement sont prises avec une vision à long terme.
À la Mutuelle Mutaero, nous continuerons à agir avec cette conviction : la complémentaire santé doit rester accessible et permettre à chacun de se soigner sans renoncer à des soins pour des raisons financières.
Nous continuerons également à maîtriser nos dépenses, à rechercher la meilleure utilisation possible de vos cotisations, à développer nos actions de prévention et à vous accompagner au quotidien.
Le débat sur l’avenir de notre système de santé mérite mieux que des transferts successifs de dépenses d’un financeur à l’autre. Notre santé est un bien collectif. Sa protection doit rester une priorité.
En qualité de président de la Mutuelle Mutaero, je resterai particulièrement vigilant sur les décisions susceptibles d’affecter votre protection et vos cotisations. Nous continuerons à défendre vos intérêts et notre modèle mutualiste : une mutuelle indépendante, responsable et au service de ses adhérents.
Merci pour votre confiance et votre fidélité.
Bien cordialement,
FRANCOIS CODINE
Président de la Mutuelle Mutaero
Votre devis en ligne
Votre situation & vos besoins

